Le journalisme constructif !

  An kolé ! La  désinformation qui relève de la malhonnêté intellectuelle est gratuite. Si elle était payante pour l’élévation des masses, ça ruinerait le bizness des  certains de nos confrères et « élites » du décervelage.

 Cette négativité !

 Qu’en est – il du  journalisme « chien de garde » au journalisme « chien guide » ? Et des  nouvelles pratiques journalistiques.  Mais citoyennes car constructives.

En ces périodes électorales décisives partout dans le monde, et des affrontements pour un nouvel ordre Régional et Mondial, nous rejoignons fortement les analyses de notre consoeur  Barbara Chazelle de France Télévisions et de Nina Fasciaux, rédactrice et coordinatrice du Solutions Journalism Network en Europe.

Comme on le constate et surtout chez nous , les événements relayés par les des médias qui ne « souffle pas, et notamment CNEWS,   sont principalement négatifs, car tendancieux. Et leur traitement tend à renforcer leur caractère anxiogène.  Voire complotiste.

 Il est vrai que la première victime dans un conflit, ou  pour gagner une élection c’est la vérité.  Les politiques et ceux qui ont quelque chose à vendre, ont besoin des médias.  Faut – il qu’il y laisse leur âme !

 Dans  cette guerre d’influence, il s’agit de  gagner l’opinon public, pour gagner le bulletin de vote . Et même par la désinformation !   Quand seule la gagne justifie les moyens, Il est à craindre , une négativité dans le traitement de l’information.  D’où cette  défiance pour ceux qui la consomme.

«La négativité conduit à un manque de confiance, car la société décrite par les médias n’est pas celle que les gens voient», explique Nina Fasciaux.

Certains médias ou organisations dans le monde ont d’ores et déjà tenté de corriger le tir à travers diverses initiatives. Journalisme positif, d’impact, de solutions, de construction.

 Distinguons entre le journalisme positif et le journalisme constructeur !

Le journalisme positif ou journalisme de bonnes nouvelles se concentre sur les nouvelles positives. Bonne humeur garantie. Le journalisme constructif

affiche l’ambition de changer la culture des médias.

Pour ce faire, le journalisme constructif émet un certain nombre de principes à suivre. 

Le journalisme constructif s’appuie sur des méthodes de psychologie positive dans la couverture de l’actualité, impliquant davantage le public en tâchant de créer des liens.

Le journaliste devient  dès lors, un «médiateur» qui regarde vers le futur ( Wi, sé douvan nou kay)  et répond à la question «qu’est-ce qu’on fait maintenant» ? Et c’est là  notre  larèl : s’il s’agit de dénoncer, de critiquer,   il faut aussi vouloir et surtout savoir énoncer !

Le journalisme de solutions !

Toutes les questions sont légitimes et même si on n’a pas encore toutes les réponses.

Le journalisme de solution enquête sur une ou plusieurs réponses à un problème, en s’intéressant à leur fonctionnement et à leur efficacité.

Le journalisme de solution ne propose pas de remède miracle et ne fait pas la promotion d’une solution plutôt qu’une autre, mais propose un bilan des avantages et des inconvénients.

 Pour Nina Fasciaux «Parfois, une réponse n’est pas une solution. Mais même si le résultat est insatisfaisant, cela reste néanmoins intéressant à raconter. C’est pourquoi je préfère parler de journalisme de réponse», explique- t- elle.

Elle conseille donc aux journalistes d’éviter pour autant  de tomber dans le piège du plaidoyer.

Le journalisme de solutions se distingue du journalisme d’impact : «Notre mission première reste d’informer. Si l’on crée de l’impact, de l’inspiration, c’est un bonus» précise Nina Fasciaux.  An dakò !

Le journalisme d’impact ?

L’objectif final affiché du journalisme d’impact est l’engagement de la part du citoyen. Pour votre serviteur : un bon citoyen, est un citoyen bien informé.  Nos analyses  visent ainsi à encourager et donner du sens,  à certains projets ou initiatives.

«Le journalisme en tant qu’outil de service social ne doit pas rester uniquement une simple interprétation de la réalité ; il peut aussi et doit inviter à la réflexion, à l’action, générant finalement un impact positif sur l’environnement immédiat

Le risque pour un journalisme,  c’est de «fleureter avec l’activisme, les populistes  et être la « chose », la créature  des forces d’argent.  Partisan de la liberté d’expression,  nous plaidons pour une éthique pour le grandir collectif et le bien vivre ensemble. 

  Et qu’il s’agit dès lors, dans le traitement de l’information,  de privilégier  une pédagogie adaptée, pour décoder, rendre plus abordable, donc plus compréhensif, le complexe. Et ce d’autant que la capacité des cabèches et leurs motivations n’étant pas les mêmes !  Mettons toujours plus de lumière, là où il y a de l’incompréhension et de l’opacité.

Wi : «On aura toujours besoin du journalisme «chien de garde» qui met les problèmes en lumière.  Cela  éclaire sur les recherche de solutions» !

 Mais en pays dominé, Sa pa fasil,  il  faut aussi un journalisme «chien guide».  Je n’ai pas dit ki ka japé !

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DURIZOT JOCELYN (Président de l’Union des Journalistes de la Guadeloupe, Membre  du comité international de la presse francophone (UPF) .Doyen des des rédacteurs en chefs de la Guadeloupe)

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