Communiqué: SITUATION FINANCIERE DE LA COLLECTIVITE REGIONALE.

Dès sa prise de fonction, l’équipe Ensemble pour une Martinique Nouvelle a lancé des audits organisationnels, humains et financiers afin d’établir un état des lieux pour avoir une connaissance précise de l’héritage laissé par l’équipe précédente.

 Face à l’urgence des situations humaines inacceptables trouvées à la collectivité régionale, la priorité  a été donnée au lancement des chantiers humains et organisationnels.

 Ainsi, en novembre 2010 étaient rendues publiques les conclusions de l’audit organisationnel et humain.  Un vaste chantier de réorganisation était enclenché à la collectivité régionale.

 Cette restructuration de l’organisation a permis de renforcer l’encadrement et l’accompagnement du travail courageux des équipes administratives et financières déjà en place avec la poursuite des audits comptable et financier.

Les cabinets RCF consultants et Kurt and Salmon, retenus pour mener à bien cette mission ont analysé les comptes de la collectivité.

 Les conclusions de leurs audits posent non seulement la question de la sincérité des comptes administratifs laissés par l’ancienne mandature mais également celle de la qualité de sa gestion financière.

 S’agissant de la sincérité des comptes, l’auditeur Kurt and Salmon indique qu’en lieu et place de la situation excédentaire affichée de 38,8 millions d’euros dans le compte administratif de 2009 :

 « Des retraitements non exhaustifs, estimés à – 52,5 M€  conduisent à une présomption de déficit sur un certain nombre de postes de – 13,7 M€  au lieu de 38,8 M€ d’excédent constatés au CA 2009 ». En 2009, pour maintenir son niveau d’investissement déjà faiblement plafonné à 130 millions d’euros, l’ancienne mandature a fait le choix de réduire brutalement de plus de 50% l’enveloppe consacrée à la formation professionnelle des jeunes. Cette dernière passera de 56 millions d’euros à 34 millions d’euros en moins de deux ans entre 2009 et 2010.

 

L’équipe actuellement en place a trouvé une situation financière difficile, une opacité budgétaire loin du matelas d’argent prétendu hypothéquant ainsi la réputation de bonne gestion.

 Entre 2010 et 2011, elle a dû assumer des chantiers de l’exercice budgétaire 2009 comme par exemple celui de la prime de vie chère.

 Pour les jeunes et moins jeunes sacrifiés pendant plus de deux ans, il a fallu augmenter à hauteur de 50 millions l’enveloppe globale allouée au lieu des 34 millions.

 Avec le plan de relance d’urgence, le niveau d’investissement de la collectivité régionale a augmenté de plus de 65 % à hauteur de 200 millions d’euros au lieu des 130 millions en mobilisant les fonds européens et l’emprunt.

 Pour mémoire, le Président du Conseil régional rappelle qu’à son arrivée, le recours aux fonds européens de la subvention globale Région n’atteignait pas 10%. Aujourd’hui c’est bien plus de 75% qui sont programmés, dont 24% certifiés en lieu et place des 5% affichés au 31 décembre 2009.

 En 2011, la collectivité régionale marque la rupture :

 « Nous ne sacrifierons pas une politique publique au détriment d’une autre, nous n’hypothéquerons pas l’avenir de nos enfants, nous assumons le choix d’une gestion financière saine alliant les leviers des fonds européens aux leviers de l’emprunt. »

 Pour la première fois la Collectivité régionale sera dotée de tableaux de bord pluriannuels d’investissement et de fonctionnement permettant un meilleur pilotage et une rationalisation de ses politiques publiques.

 Tous les engagements financiers et juridiques contractés durant les quatre dernières années par l’ancienne mandature, sans aucune prévision de recettes, sans aucune visibilité et aucun outil prospectif soit plus de 500 millions d’euros, seront passés au crible.

 Certains de ces projets ont déjà été réévalués  et réorientés tel le musée du Père Pinchon, initialement financé à 100 % par des fonds régionaux sans aucun concours de fonds européens ; tel le TCSP dont les travaux ont été revus techniquement ; tel l’institut des métiers du sport et de la Santé,…

 « L’année 2011, année de rupture laissera la place en 2012 à une année de challenge, où ensemble en toute transparence, nous continuerons à œuvrer pour notre pays, non plus dans l’opacité mais dans la transparence dans une nouvelle dimension de prospective et d’efficacité de nos politiques publiques. »

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