RÉALISME, DÉCENCE ET HUMANITÉ.

Que devons-nous faire de ces personnes ?
Les migrations internationales sont au cœur des débats sociopolitiques contemporains. Comprendre les enjeux et les défis qui y sont associés est essentiel pour appréhender les dynamiques mondiales. Mais aussi les nôtres, en constante évolution.
Toute la misère du monde
Emmanuel Macron ,en ce dimanche 24 septembre 2025, a repris à nouveau à son compte la célèbre expression de l’ex-premier ministre Michel Rocard. « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde ».
Le président Macron a ainsi affirmé en réponse au pape François qui avait encouragé les pays européens à plus d’action en faveur des migrants.
Pour certains de nos leaders identitaires, dans une solidarité humaniste, notre péyi malgré sa grande misère, sa grande débandade et la grande détresse d’une couche notre population. Réduite à l’exil, à la délinquance de la survie ou de la démence. Nous nous devons à ce devoir de solidarité quand une humanité est piétinée. D’où cet appel pressant pour sauver Cuba. Et si Trump le permettra. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il faut absolument déshabiller Piè ou Géra, annou, pour habiller Pedro, Peter, Estrella, ou Chang. Et tant d’autres. Et peut- on, continuellement se refuser à entendre cette priorité à la Guadeloupe d’abord.
Et dans ce désordre international, où beaucoup de pays se refugent désormais, dans le « sauve qui peut », on peut comprendre ce repli de la peur, sur leurs intérêts d’abord nationaux. Mais comment se refuser de se poser la question. Avec tant d’autres petits Etats caribéens comme nous de(toutes) les vulnérabilités.
QUI NOUS SAUVERA ?
| Si on se refuse de nous sauver et par nous – mêmes d’abord ! Mais faudra -t- il encore se pencher sur les causes et les conséquences des migrations internationales. |
Les migrations internationales représentent un phénomène complexe et multifacette qui soulève de nombreux enjeux et défis dans le contexte mondial actuel. Qu’il s’agisse de fuites de population dues à la pauvreté, aux conflits armés ou aux risques climatiques, ces déplacements humains interrogent les structures sociales et économiques des pays d’accueil ainsi que celles des pays d’origine.
Il reste vrai, la question migratoire « on raché kè » est devenue en Europe, comme aux USA. Et même chez nous, un enjeu politique, sociétal, voire politicien. Faisant de l’étranger, de l’autre de la différence, une menace. D’autant plus grande quand il n’a pas la bonne couleur, la même religion et kilti.
C’est dire que les migrations contemporaines posent plusieurs défis sociétaux pour les pays d’accueil. Pouvant engendrer des tensions sociales, mettant en péril la cohésion sociale et générant des sentiments(des ressentis) d’insécurité parmi les populations indigènes. Et même chez Nous , dont dit – on, que la délinquance viendrait de nos îles voisines.
Pedro Sánchez !
Mais écoutons Pedro Sánchez. Le Premier ministre Espagnol qui régularise 500.000 immigrants ( OUI .Un demi-million).
« Imaginez que vous soyez le dirigeant d’un pays et que vous soyez confronté à un dilemme. Environ un demi-million de personnes, essentielles à la vie quotidienne de tous, vivent dans votre pays. Elles s’occupent de parents âgés, travaillent dans de petites et de grandes entreprises, récoltent la nourriture qui arrive sur nos tables. Elles font aussi partie de votre communauté. Le week-end, elles se promènent dans les parcs, vont au restaurant et jouent dans des équipes locales de football .
Mais une chose essentielle distingue ces quelque cinq cent mille personnes des autres habitants de votre pays : elles ne disposent pas des documents légaux leur permettant d’y vivre. En conséquence, elles n’ont pas les mêmes droits que les citoyens de votre pays et ne peuvent pas remplir les mêmes obligations. Elles ne peuvent pas accéder à l’enseignement supérieur, payer des impôts ni cotiser à la Sécurité sociale.
Que faire donc de ces personnes ?
Certains dirigeants , il n’y a pas que Trump , l’Italie, ceux de la droite extrême, pour votre serviteur, ont choisi de les traquer et de les expulser à travers des opérations à la fois illégales et cruelles. Mon gouvernement a choisi une autre voie : un parcours rapide et simple pour régulariser leur situation migratoire. Mais nous avons agi pour deux raisons
.
La première, et la plus importante, est d’ordre moral.
L’Espagne a autrefois été un pays d’émigration. Nos grands-parents, nos parents et nos enfants sont partis vers l’Amérique et vers d’autres pays d’Europe à la recherche d’un avenir meilleur dans les années 1950 et 1960, puis après la crise financière de 2008. Aujourd’hui, la situation s’est inversée. Notre économie est florissante. Des étrangers viennent s’installer en Espagne. Il est de notre devoir de devenir la société accueillante et tolérante que nos propres proches auraient espéré trouver de l’autre côté des frontières.
La seconde raison qui nous a conduits à la régularisation est purement pragmatique.
L’Occident a besoin de population. Aujourd’hui, peu de ses pays connaissent une croissance démographique positive. Et même le péyi nôtre, dont notre jeunesse est contrainte à l’exil fuyant le chômage et les frustrations.
À moins d’embrasser l’immigration, ils subiront un déclin démographique brutal qui les empêchera de maintenir leurs économies et leurs services publics à flot. Leur produit intérieur brut stagnera. Leurs systèmes de santé et de retraite en souffriront.
Ni l’intelligence artificielle ni les robots ne pourront empêcher ce scénario, du moins à court ou à moyen terme. La seule option pour éviter le déclin consiste à intégrer les migrants de la manière la plus ordonnée et la plus efficace possible.
Ce ne sera pas facile. Nous le savons.
Et le scribe le sait. Les migrations apportent des opportunités, mais aussi d’immenses défis que nous devons reconnaître et affronter. Néanmoins, il est important de comprendre que la plupart de ces défis n’ont rien à voir avec l’origine ethnique, la race, la religion ou la langue des migrants. Ils sont plutôt dus aux mêmes facteurs qui touchent nos propres citoyens : la pauvreté, les inégalités, des marchés insuffisamment régulés, les obstacles à l’éducation et à l’accès aux soins.
Pour moi, le choix est clair. Et pour la prospérité et la dignité humaine, j’espère que beaucoup d’autres feront le même choix. »
NDLR( Mon choix , ma responsabilité pour faire pèp et autoriser le bien vivre ensemble, est clair. Guadeloupéaniser les Pedro , les Manyèl, les Dessalines, les Chang, les Habib, les kanbwaré, étrangers surtout riches et travailleurs, faisant le choix de la Gwadloup d’abord. Une terre d’accueil , des migrations, devenu leur pays. Celui de leurs enfants et petits- enfants acceptant et dans les rencontres, de faire souche)














