Avril en Guadeloupe rime avec pâques

Mes salutations d’Avril, chers lectrices et lecteurs des chroniques d’Agoyam. Partons en exploration de l’étymologie du mois d’avril. Il est le quatrième mois de l’année dans le calendrier grégorien. Il tire son nom du latin Aprilis. L’étymologie de ce terme n’est pas tout à fait certaine, mais l’une des hypothèses avancées est qu’il pourrait provenir de aperire, qui signifie « ouvrir », en référence à l’ouverture des bourgeons et à l’éclosion des fleurs au printemps. Ce mois représente en Europe continental l’apéritif du renouveau et la vitalité de la nature. Bien que la maxime « En avril ne te découvre pas d’un fil » est d’usage dans le quotidien des habitants. Oui, en effet le temps est très instable dans certaines régions et une attaque sur le système immunitaire est toujours de vigueur, dû à quelques rhumes se baladant dans la sphère de ce renouveau.

Avril en Guadeloupe rime avec pâques.  Foi chrétienne et éléments culturels locaux se fraternisent, pour marquer cette période festive par des coutumes uniques qui reflètent l’identité créole de l’île.

La période précédant Pâques est un moment de jeûne et de réflexion pour de nombreux chrétiens. Le Carême qui dure 40 jours, prend effet le mercredi des cendres et se termine à Pâques. En Guadeloupe, cette période est souvent mise à profit pour se préparer spirituellement à la résurrection du Christ. La pratique du jeûne peut inclure l’abandon de certains aliments, comme le vendredi ou beaucoup de gens mangent du poisson à la place de la viande.

Le week-end de Pâques, les célébrations prennent une tournure festive, notamment avec la Fête du Crabe. Cette tradition unique attire de nombreux habitants et visiteurs. Dans les villages côtiers, les crabes des palétuviers sont pêchés et cuisinés de diverses manières. Les gens se réunissent autour de plats savoureux, tels que le calalou de crabe, le matété de crabe, le crabe accompagné de ses dombrés. C’est une des seules périodes, ou les locaux   profitant de l’ambiance conviviale et familiale à la plage. La musique déferle les plages, qui ressemblent à des petits villages. Cette fête est non seulement une célébration de la gastronomie locale, mais elle renforce également les liens communautaires, apportant un sentiment de partage et de joie.

Les traditions de Pâques en Guadeloupe sont également marquées par des rites religieux. Le dimanche de Pâques, les fidèles assistent à des messes célébrées dans les églises, où ils se rassemblent pour célébrer la résurrection du Christ. Des chants traditionnels et des prières résonnent dans les communautés, créant une atmosphère de dévotion.

En somme, Pâques en Guadeloupe est une période de célébration où se mêlent spiritualité et convivialité. Le jeûne et les 40 jours qui précèdent la fête sont intégrés dans une dynamique de partage, comme le montre la Fête du Crabe. Cela témoigne de l’importance de la culture créole qui habite notre île, offrant une richesse unique qui fait de cette célébration un moment inoubliable pour tous. En réunissant tradition religieuse, gastronomie et lien social, Pâques en Guadeloupe incarne une véritable harmonie entre le sacré et le profane, permettant à chacun d’embrasser l’esprit de renaissance et de joie.

En conséquence, avril porte avec lui des symboles forts, tels que le renouveau, la joie et l’optimisme. C’est un mois qui invite à la réflexion sur les cycles de la vie et la beauté de celle-ci. Chaque année, avril nous rappelle l’importance de vivre le moment présent et d’apprécier les petites merveilles que ce renouveau nous offre. Dans l’ensemble, ce mois est un véritable hymne à la vie et à l’éveil des sens.

Passons à la partie pratique d’Agoyam. En ce mois sacré je vais vous parler de votre diaphragme. Le muscle le plus puissant de notre corps. Il se trouve sous le sternum, la cravate qui rattache nos côtes sur notre thorax. Ce muscle est le muscle de la respiration. Il est actif lors de l’inspiration. Le souffle est sacré et sacrément orchestré par le muscle de la vie. En activant l’expiration, en l’allongeant calmement. Nous lâchons-prise ainsi nous aidons notre corps à se débarrasser, de tout agent qui provoquerait un désordre intérieur menant au surmenage, au stress. Travailler le diaphragme permet un retour veineux dans le cœur. Prenez à cœur votre diaphragme pour une meilleure santé.

Mettez vos mains sur votre bas ventre :

  • Inspirez et observez votre ventre qui se gonfle
  • Expirez et observez le ventre qui se dégonfle
  • Inspirez et prenez conscience que votre diaphragme qui descend et fait gonfler le ventre
  • Expirez et prenez conscience que votre diaphragme remonte ce qui fait dégonfler le ventre

Faites cela 12 fois, puis mettez vos mains sur vos côtes

  • Inspirez et observez votre cage thoracique qui s’élargit
  • Expirez et observez votre cage thoracique qui se rétrécit
  • Inspirez et garder l’air arrosez tous vos cellules de cet air de renouveau
  • Expirez en allongeant l’expiration et laissez aller tout ce dont vous avez plus besoin, créez de la place pour de la nouveauté, un nouvel air, un battement des ailes du papillon pour vivre encore quelques respirations sur notre belle île

Faites cela 12 fois, en prenant conscience des mouvements du diaphragme. Ressentez de la gratitude pour la vie. Remerciez ce qui est plus grand que nous selon vos croyances. Si vous n’êtes pas croyant remerciez la nature qui vous fait cadeau de son oxygène et vous offrez à ce que vous croyez votre dioxyde de carbone, que la nature transformera pour vous en oxygène. Profitez de ce moment de partage entre la nature. Puis remerciez vous d’avoir pris du temps pour vous et moi je vous remercie d’avoir pris le temps pour lire cette chronique. Retrouvons-nous en mai.

Facebook
Twitter
LinkedIn
WhatsApp

Derniers actualités

Retour en haut