L’assassinat politique !

Retrouvera- t- elle  une nouvelle jeunesse ?

Qui est le premier Assassin du monde ? Selon la GenèseCaïn,  c’est le fils aîné d’Adam et Ève, autrement dit le premier être humain biologiquement « » sur terre, ainsi que le premier meurtrier.

En politique un  des premiers assassinats connus serait celui d’Hipparque, Tyran d’Athènes en 514 dont la mort aurait permis le passage à la démocratie

L’assassinat politique est l’action de tuer une personnalité politique ciblée.

Et le plus souvent ce sont des journalistes dont on coupe les mains et la langue, pour l’exemple. L’assassinat en politique est un concept remontant à l’Antiquité. Cette façon de se débarrasser d’un adversaire politique se distingue de l’exécution par son caractère extrajudiciaire, illégal. Elle se distingue d’un meurtre ordinaire par les enjeux de pouvoir et/ou idéologiques qui la caractérisent.

A Rome.

 La mort de Jules César constitue l’archétype de l’assassinat politique d’un tyran par un complot « démocratique ». Les comploteurs disposent avec Marcus Junius Brutus du chef symbolique idéal. Marcus Junius Brutus était un politicien, chef et orateur romain et est l’un des assassins les plus célèbres de l’Histoire. Pourquoi instigua-t-il un complot qui aboutit à l’assassinat Jules César, alors qu’il était son protégé ?Tu quoque fili mi (en français : « Toi aussi, mon fils ! ») est cette  célèbre locution latine, que la tradition attribue à Jules César : ce dernier l’aurait adressée, en guise de dernier souffle, à Brutus.

A NOTER que ces  complots moins fréquemment au cours de l’histoire que les assassinats d’opposants gênants ou les meurtres, on les trouve  lors de querelles de succession comme ceux pratiqués sous l’Empire Romain (Caligula et ses nombreuses victimes, BritannicusDomitienCommodeCaracalla, les martyrs, etc.) ou celui de Jeanne Ire de Naples en 1382 (elle-même soupçonnée d’avoir fait assassiner son mari au début de son règne pour ne pas avoir à le couronner roi de Naples).

A  noter des assassinats idéologiques, qu’après la Réforme avec les guerres de Religion. Henri III de France et Henri IV de France sont assassinés par des fanatiques religieux. Avec les lumières et l’époque moderne, puis la naissance des idéologies, l’assassinat politique retrouvera une certaine jeunesse. La mort de Marat en est une illustration.

Aux USA !

Bien qu’une tentative d’assassinat ait déjà été perpétrée trente ans plus tôt sur le président Andrew Jackson, Abraham Lincoln est le premier président américain à mourir assassiné, le 14 avril 1865, jour du Vendredi saint.

 John Wilkes Booth, ce raciste, ce suprémaciste, faisant des héritiers,  assassine Abraham Lincolnc’est le premier président assassiné) par opposition à sa proposition d’accorder le droit de vote aux Nègres.

Furieux à cette seule idée, Booth change le plan d’enlèvement qu’il préparait pour un assassinat et écrit : « C’est le dernier discours qu’il fera ».

16 ans  plus tard, en 1881, James Garfield est assassiné à son tour, et William McKinley est tué lui aussi près de vingt ans après. Par la suite le président John Fitzgerald Kennedy est abattu en 1963 à Dallas. Dans chacun de ces huit cas, c’est le vice-président( continuant le mandat)  qui prend le pouvoir présidentiel, comme prévu par les textes constitutionnels. Tel n’est pas le cas en France.

 Notons que la période en cours depuis l’assassinat de John F. Kennedy, le 22 novembre 1963, est la plus longue de l’histoire pendant laquelle aucun président américain n’est mort dans l’exercice de ses fonctions ; le record a été battu le 28 octobre 2015, sous la présidence de Barack Obama.

  Quid de TRUMP avec 2 tentatives connues sur son auguste personne ?

  Au début du vingtième siècle l’attentat politique commis par des gens du peuple, jusque-là typique des anarchistes ou apparentés, devient une pratique des milieux nationalistes, non plus pour se débarrasser d’un tyran, mais dans un but patriotique et belliciste. Ainsi, l’archiduc François Ferdinand et Jean Jaurès sont tués en 1914 par des nationalistes, ce qui précipite le déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Malgré leurs conséquences catastrophiques, les assassinats nationalistes (basculant petit à petit vers le fascisme et le nazisme) se poursuivent après la guerre contre des juifs et des hommes politiques de gauche, en Allemagne.

 Devrions nous conclure ?

 De nos jours, le crime du président Habyarimana  conduisant au génocide au Rwanda en 1994, est l’un des seize assassinats politiques les plus repérables de l’histoire du dernier demi-siècle tels que : l’homicide des frères Kennedy et de Martin Luther King aux États-Unis, de Lord Mountbatten en Europe et d’Indira Gandhi en Inde

Ce type de crime fait ressortir les forces qui traversent la société concernée dans une période de crise. Aucune personnalité, aucune autorité n’est épargnée.  Dans certains pays, l’assassinat politique semble être devenue une pratique courante à l’encontre des opposants, même si le caractère politique ou maffieuse est souvent difficile à prouver.

Chez nous, comme ailleurs, empoisonnement ou par tout autre moyen, tuer l’adversaire, le gêneur,  devient. Et  même par le verbe ou en le suicidant, une nouvelle façon de l’éliminer

Assassinats politiques dans l’art( livresfilms) 

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