L’éthique journalistique ?

L’éthique journalistique constitue le socle sur lequel repose la crédibilité des médias. Elle englobe un ensemble de normes qui guident les journalistes dans leur quête d’information. Son application rigoureuse permet de distinguer un journalisme de qualité des simples rumeurs ou de la désinformation.
Le métier est décrié.
Le journalisme ne peut être qu’un métier difficile et souvent à risque. Quand chacun , les syndicats comme les politiques et autres encartés, voire même le simple citoyen, de l’unique souvent de l’inique pensée, entend prendre la main du scribe ou le un micro d’un confrère, pour écrire ou dire sous sa seule dictée.
Et pourtant le journalisme est un pilier indispensable de la démocratie. Agissant comme contre-pouvoir et médiateur de l’information pour essayer de permettre aux citoyens de participer de manière éclairée à la vie politique.
C’est dire que le journalisme et la démocratie sont interdépendants. Car la démocratie, même inachevée, nécessite des citoyens de tous âges, informés. Et le devoir de nos confrères se réclamant d’un journalisme éthique est de fournir les informations et analyses nécessaires. Ne serait – ce que dans le respect des différences pour que chaque voix soit éclairée et significative (un homme informé, une voix) .
Mais informer et médiatiser le conflit n’est pas chose aisée .
Dans son rôle, le journalisme s’efforcera, de faire vivre les conflits en offrant un espace où les divergences peuvent être exposées et comprises . Garantir l’indépendance et la diversité des opinions , c’est le rôle qu’on devrait assigner à une presse libre et indépendante .
Dans un monde connecté comme le nôtre, le journalisme moderne fait face inéluctablement à plusieurs défis qui influencent son rôle démocratique . Et ce d’autant qu’ on accuse des confrères d’orienter l’opinion, de la formater , pour faire les élections.
Donc , d’être des politiciens( politichiens) la voix de son maître. D’impénitents violeurs de la pensée, Voire des vendus !
Mais quid de la désinformation, et fake news .Et la vitesse de diffusion de l’information comme l’émergence des réseaux sociaux posant des risques pour la qualité de l’information et la confiance du public . D’où ces crises de confiance.
La défiance croissante des citoyens envers les médias, accentuée par la fatigue informationnelle et la polarisation des débats, oblige nos médias à repenser leur rôle civique et leur impartialité . Sa pa fasil
Prenons le risque de conclure
Le journalisme quel que soit le pays et même tropical, reste indispensable au vivre ensemble. Non seulement pour informer, mais aussi pour créer un espace de débat et de médiation politique. Ayons cette capacité à agir comme contre-pouvoir, s’agissant de favoriser la participation citoyenne et à maintenir la transparence. Ce défi est essentiel.
Nous acceptons le pluralisme , car le journalisme et la démocratie sont des institutions interdépendantes; ils se transforment donc par le jeu de leurs contradictions.
La grande question, quand la sauvagerie gagne, la tolérance devient un délit. Et nos confrères , confrontés à tant d’ingérences, peuvent – ils encore sauver, leur liberté de penser « éthique », leur Péyi, et la démocratie ?
Mais la confiance ne se décrète pas , elle se mérite.
Et dans notre profession, gardons-nous à respecter quelques principes , me semble t- il fondamentaux. Dont :
Exactitude et vérification : Recouper les faits, vérifier les sources et refuser de publier des informations fausses ou non prouvées.
Respecter une indépendance éditoriale, RJC dako. : Rejeter les pressions politiques, économiques, publicitaires ou idéologiques. Garantir le secret des sources, que nous respectons. Car essentiel pour permettre aux lanceurs d’alerte et témoins de s’exprimer sans danger. Distinguer donc strictement les faits bruts des commentaires ou des opinions personnelles. Et surtout être conscient
de notre responsabilité sociale : Respecter la vie privée, la présomption d’innocence et refuser l’incitation à la haine ou aux discriminations.
Nous entrons dans une modernité pour le meilleur comme du pire .
L’essor de l’intelligence artificielle( I.A) soulève de nouvelles questions éthiques et pas uniquement pour tous les journalistes. C’est dire que nos confrères doivent trouver un équilibre entre l’intérêt public et la protection des individus. Fos è respè pou Yo.
DURIZOT JOCELYN ( Président de l’Union des Médias et des Journaliste de Guadeloupe –UJMG)
















