, …
Faut – il s’habituer à avoir peur ?

4 ans déjà ! L’invasion de l’Ukraine déclenchée le 24 février 2022 par la Russie est loin de s’achever. Et sur d’autres continents, des putschs, des guerres civiles et tribales, sont loin de rassurer sur la nature humaine.
Les peuples ne se retrouvent plus entre des dirigeants belliqueux n’ayant cure des droits de l’homme, de l’ONU et du droit international. Les gouvernances pataugent pour contrer le chômage, les solitudes, et se montrent impuissants à garantir le droit à la différence.
Et dans la haine de l’autre, victimes d’une société matérialiste et de la consommation, nos progénitures, sans repères, s’entretuent, sans états d’âme. Et quand le climat s’en mêle dans les imprévisibles, nul ne sait que sera demain.
Et ce d’autant que la raison comme les dieux semble désertée.
Cette déraison des apocalypses, évoque une perte de sens, de logique, de repères intellectuels et même spirituels. Et nous renvoie à l’idée d’une pensée qui s’effondre, d’un monde ou d’un discours vidé de toute rationalité.
En philosophie, cela fait écho aux limites de la raison, à la déraison ou au constat nietzschéen d’un monde où les valeurs s’étiolent.
Et que dire de ces troubles mentaux pour excuser , sinon de comprendre l’inexcusable, l’impensable, l’innommable, la sauvagerie des tueries. Et dans ce désert de sens, le niveau de désespoir qui panique . Quand on n’arrive pas à réenchanter nos existences et même notre GWADA où les dieux me confirme t- on, ont vu le jour. Est- ce un environnement social, technologique, économique, politique, qu’on ne sait désormais ni maitriser , ni humaniser.
Se doit – on pour nous dédouaner accepter et croire que la folie est dans nos gênes !
Pour rappel, en Egypte antique, 1550 ans avant notre ère, un papyrus médical décrit un état de désespoir avec la perturbation de la concentration et une détresse émotionnelle.
Un exposé qui pourrait figurer aujourd’hui sur un compte rendu de psychiatre validant que depuis toujours, les troubles mentaux accompagnent l’humanité.
Dépression, anxiété, obsessions, psychoses, troubles bipolaires, du comportement alimentaire, du neurodéveloppement…
Les appellations ont changé au cours des siècles, mais les souffrances qu’occasionnent ces maladies sont toujours d’actualité.
Et elles sont même en progression( et même chez nous) , à en croire une importante étude produite par des chercheurs de l’université de Washington, publiée dans la revue scientifique The Lancet.
Dans le monde, près de 1,2 milliard de personnes seraient affectées par un désordre de la psyché avec des chiffres allant crescendo.
Une augmentation considérable qui fait des troubles mentaux la première cause d’invalidité. Devant les maladies cardio-vasculaires, le désamour, et le cancer.
L’effet rebond d’angoisse et de dépression post pandémie du Covid-19 n’explique pas tout. La pauvreté, l’insécurité, les conflits multiformes, la dégradation de l’environnement, les maltraitances, le déclin des liens sociaux, les stupéfiants, les replis identitaires nationalistes du RHaine. ouvrent des portes de l’enfer. Le doute et les peurs s’installent.
Notre planète ne va pas bien, et l’équilibre psychique de chacun d’entre nous peut en être gravement affecté quels que soient sa nationalité, son âge, son sexe ou son statut socioprofessionnel.
La hausse des admissions aux urgences dans les hôpitaux psychiatriques est légion. Il y a tant de pyromanes. De méchants et de fêlés.
Le Gouvernement a décidé avec raison de prolonger la Grande cause nationale dédiée à la santé mentale. La priorité sera de faire de notre santé mentale une réalité tangible dans la vie quotidienne de chacun.
En s’appuyant davantage sur les initiatives locales. En faisant mieux circuler les repères et les ressources pour trouver de l’aide, et en intégrant pleinement la santé mentale dans l’ensemble des politiques publiques, de l’éducation à l’aménagement urbain en passant par le travail et les services publics.
Quand on est toujours et même le scribe, le fou ou la folle de l’autre, l’objectif est de libérer la parole, décomplexer les conversations et promouvoir l’écoute et l’inclusion dans tous les pans de la société.
Mais les discours publics, ne rassurent plus. Et c’est panique à bord. Et surtout dans les esprits. Il n’y a pas que pour l’eau, les inondation, la sécheresse, les violences, le racisme, les impôts de la démesure, les précarités et les illusions de la séduction idéologique des YakaFokon. C’est à croire que les incompétents, les désâmés les adorateurs du veau d’or, ont pris les commandes.
Quand on a touché le fond, on ne peut que se relever. Nous sommes de la résilience. La santé mentale est notre bien le plus précieux.
Refusons cette zombification de la chienlit.














