AGROALIMENTAIRE !

Creuse t- on sa tombe encore avec ses dents ?

A peine appliqué, le Mercosur prouve sa dangerosité. L’Union européenne a annoncé suspendre les importations de viande bovine du Brésil, du fait de l’utilisation de produits sanitaires interdits.

 Crée le 26 mars 1991 par le traité d’Asunción le Mercosur (Marché commun du Sud) est une alliance économique et une zone de libre-échange en Amérique du Sud. Pays membres actuels : L’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay et la Bolivie. (Le Venezuela est suspendu depuis 2016).

  • Objectif : Faciliter le commerce et les échanges de biens et de services entre les pays membres grâce à des règles et des taxes douanières communes face aux autres pays. Pourquoi on en parle en Europe

L’Union européenne et le Mercosur ont conclu un projet d’accord de libre-échange. Le principe : Baisser les taxes de douane pour vendre plus de produits industriels ou de vins européens en Amérique du Sud, et importer davantage de viande ou de sucre sud-américains en Europe. [

Le débat : Cet accord provoque une forte opposition de nombreux agriculteurs en Europe, qui ont peur d’une concurrence déloyale à cause de règles de production et de normes sur les pesticides moins strictes là-bas

A peine  donc entré en vigueur, il y a à peine huit mois et, déjà, le traité fait la démonstration des risques qu’il présente.

Ce lundi 31 août 2026, la Commission européenne a annoncé suspendre les importations de viande bovine en provenance du Brésil, pourtant prévues dans le traité de libre-échange signé entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay), signé pour rappel,  en janvier 2026. 

Faut – il y voir une de la part des producteurs européens, dans la défense de leurs intérêts,  une concurrence jugée déloyale. 

En cause, disent – ils, de trop faibles garanties apportées par le Brésil quant au respect des règles sanitaires inscrites dans le traité.

C’est le recours à des antibiotiques de manière « abusive » qui est pointé du doigt : une partie des traitements administrés au cheptel brésilien ne sert pas à prévenir des maladies, mais à favoriser la croissance et les rendements, ce qui est interdit par l’Union européenne.

Cette suspension devrait démarrer dès le jeudi 3 septembre 2026 et les importations reprendront « une fois la conformité (des traitements) démontrée », a précisé un porte-parole de la Commission européenne.

Un audit est en cours pour les importations de miel et de volaille et devrait se conclure  par la poursuite ou la suspension de leur vente en Europe.

 C’est aussi un soulagement indéniable  pour les éleveurs européens,  alors qu’une grande partie d’entre eux sont impactés par la baisse de production de fourrage.   Surtout en ce moment.  Car  avec les instabilités  climatiques, ils doivent déjà puiser dans leurs stocks d’hiver, voire se poser la question de vendre des bêtes faute de nourriture.

Quid dumping social ?

Déjà, la signature de ce traité de libre-échange, dont les négociations avaient commencé il y a plus de vingt ans, avait rencontré une très vive opposition, du fait de l’utilisation systématique de produits phytosanitaires en Amérique du Sud.  Mais aussi de la possible déforestation causée par l’augmentation de la surface dédiée à l’élevage du bétail.

Et la  Confédération paysanne( avec la séduction nationaliste du Rhaine)  redoutait  que les fermes françaises et européennes ne soient injustement mises en concurrence avec les denrées venues d’Amérique du Sud, dont les coûts de production sont bien inférieurs, notamment du fait de l’usage de produits proscrits sur le Vieux Continent.

Certes la suspension concerne les normes sanitaires, mais il faudrait aussi prendre en compte les normes environnementales et sociales, entrent dans l’argumentaire.

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 Disons – le ! L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur offre principalement  aussi à la France des avantages économiques et industriels grâce à la suppression de 91 % des droits de douane imposés par les pays sud-américains. 

Sur les machines et équipements : Suppression des taxes sur les appareils électriques, téléphoniques et informatiques.

  Sur le matériel de transport : Facilitation des exportations dans l’aéronautique et l’automobile.   

Reconnaissance et protection des indications géographiques françaises, notamment les AOP et AOC pour les produits du terroir.  

Sur le secteurs agricoles exportateurs :Vins et spiritueux : Les producteurs de vin français bénéficient de la suppression des droits de douane, ouvrant de nouveaux débouchés pour cette filière. 

Quand l’économie est catégorielle, ces avantages industriels font face à de fortes contestations en France, en raison de la concurrence redoutée pour le secteur de l’élevage et de l’agriculture.  Et  que les cotisations sociales en Europe et en Amérique du Sud n’ont rien à voir, serait donc ressenti comme  du dumping social.

Mais quid du prix pour le consommateur. Surtout Gwada ? Subissant tous les méfaits de la vie chère et d’un libéralisme débridé.  Hélant l’égalité réelle. Et les marges abusives. Ajoutant à la pwofitasyon et la disgrâce des familles, avec  ces prix exorbitants de l’avion. Un scandale de plus !

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