Janvier : Un mois de transition et de renouveau.

L’étymologie du mot « janvier » provient du latin Ianuarius. Pour les Romains de l’Antiquité, janvier était un mois important, consacré au dieu Janus, le dieu aux deux visages, un visage tourné vers le passé et un visage tourné vers le présent.

Ce mois qui se trouvait dans le calendrier Julien, mis au point par Jules César, remis à l’ordre du jour par le pape Grégoire XIII en 1852 gardera le mois de janvier comme une année qui commence. Les catholiques ont adopté ce calendrier l’année même. Les protestants et les orthodoxes ont pris plus de temps à l’accepter, ce n’est que dans les années 1920, que les occidentaux vont tous aller dans le même sens en variant les jours fériés. Il y a eu une parenthèse dans l’histoire à la Révolution française, le calendrier républicain fût en vogue. Janvier devenait pluviose, le mois de la pluie

Laissons l’histoire de côté, pour revenir au ressenti.  La symbolique de janvier, qui perdure encore aujourd’hui, fait écho au ressenti collectif de ce mois.

Nous sortons d’un mois de décembre où les jours sont très courts et les nuits, très longues. Selon notre position sur la planète, l’hiver s’installe et le printemps semble encore lointain. Cependant, sous les tropiques, comme en Guadeloupe, cette saison est appelée la saison d’hivernage. Ici aussi, les températures descendent jusqu’à 21 °C. Les touristes, venant de régions où les températures oscillent autour de zéro, sont souvent surpris de nous voir porter des vêtements chauds le soir. Avec le temps, s’ils s’installent sur l’île beaucoup d’entre eux finissent par demander à leurs compatriotes de leur ramener des chaussettes fourrées pour réchauffer leurs pieds sous la fraîcheur des tropiques et du carrelage bien glacé de nos maisons.

Janvier représente ainsi une transition entre un passé révolu et un potentiel renouveau.

En Guadeloupe, pas de 1er janvier, sans le rituel « du Bain Démarré ».  Cette cérémonie témoigne de cette quête de renouveau, permettant aux participants de se libérer des poids du passé pour accueillir un avenir empreint de légèreté et d’espoir.

Ce rituel qui est teinté de spiritualité, est aussi un élan de partage collectif. La mer, deviens comme une mère, elle accueille ses enfants voulant faire peau neuve en laissant derrière soi les soucis de l’année précédente.  Cette immersion collective où chants, prières et instants de silence s’entrelacent, créant une ambiance profonde de communion et de festivité.

La saison du carnaval pointe en même temps son nez, le ka vibre. Les participants, ivres de joie, cheminent vers la plage, où l’harmonie des rituels commence à prendre forme. Des offrandes s’élèvent, sous la forme de radeaux parés de symboles d’espoir, rendant hommage aux ancêtres tout en confiant à l’océan les vœux pour l’année à venir.

Main dans la main, les participants s’avancent ensemble vers les vagues, s’immergeant dans une synchronie sacrée qui renforce le sentiment d’appartenance à une communauté solidaire.

Ce moment festif transcende les âges. Enfants, parents et grands-parents se rassemblent sur le rivage pour célébrer, partager rires et histoires, dans une convivialité empreinte de chaleur humaine. Derrière cette effervescence, se cache un art de l’organisation qui assure sécurité et respect de l’environnement, permettant ainsi à cette tradition d’éclore et de prospérer.

De plus en plus, le Bain Démarré captive les voyageurs en quête d’authenticité et d’expérience culturelle. En s’y joignant, ils deviennent témoins d’une célébration qui incarne la solidarité, la transmission des valeurs et la connexion à la nature, rappelant à chacun l’importance de débuter chaque année sous les meilleurs auspices. Ainsi, le Bain Démarré demeure un symbole éclatant de la culture guadeloupéenne, enrichissant et illuminant la vie insulaire à chaque nouvel an.

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A l’ère de ce renouveau, on prend de nouvelles résolutions pour changer les mauvaises habitudes, souvent oubliées dès mars. En Guadeloupe, depuis Noël les tambours « Ka » résonnent, annonçant la période du carnaval. La galette des rois introduit le roi du carnaval, Vaval, qui sera brûlé le mercredi des Cendres. Des groupes de carnaval se produisent un peu partout, notamment à Basse-Terre avec le groupe emblématique Voukoum, et à Pointe-à-Pitre avec le mythique groupe Akiyo. Les fouets claquent, mêlant mythes, l’Afrique et les récits contemporains.

En février je vous écrirais tout en légèreté, un peu plus sur ses festivités trouvant leurs racines dans les célébrations antiques, adaptées à la culture chrétienne et revisitées à travers les générations.

Revenons à notre voyage à la rencontre de soi-même.

Janvier, le mois des nouvelles intentions.

Le mot « intention » dérive de l’ancien français « entencium », signifiant but, objectif, ou volonté. Comme souvent, le français a ses racines dans le latin : « entencium » provient de « intention », qui évoque une tension, l’action de tendre. Pour cette année, mon intention est de finir l’étymologie du jour avec la traduction du mot en créole, ce qui nous donne « entansyon ».

Janvier est ce moment où la plupart d’entre nous posons des intentions. Cependant, nous avons tendance à oublier ces résolutions prises au début de l’année, car elles s’apparentent souvent plus à des désirs qu’à de véritables besoins.

 Comment pouvons-nous donc nous assurer de ne pas passer à côté de cet objectif qui nous semble si pertinent ? Comment créer un espace de volonté qui nous préserve de l’anesthésie du quotidien, de l’amnésie mnémotechnique, alors que les jours passent et que les nuits se raccourcissent ?

Écrire est un moyen efficace de se souvenir. Placer un post-it sur votre miroir peut servir de rappel quotidien. Chaque matin, en ajustant votre toilette, ce post-it vous rappellera l’action que vous vous êtes promis d’honorer. Avant d’écrire, il est primordial de prendre conscience du changement que l’on souhaite réaliser. Vous pouvez aussi mettre une alarme sur votre téléphone, vous rappelant. « Aujourd’hui tout comme hier je mangerais équilibré. »  Il est très important de parler de manière affirmative et positive. Au lieu de dire je ne grignoterais pas dans la journée. Vous dites quand j’aurais envie de grignoter je boirais de l’eau. 

Le sport, ah oui surtout après les fêtes, tous ses kilos pris à nos tables si riches, mariant cuisine créole et gourmandises françaises. Au secours !!! 

Non, non c’est parti cette année je pratique du sport. Nous connaissons la chanson, la tension est là, mais la volonté file, se défile au gré du temps qui se passe.

« Le soir je ne scrollerais plus sur mon téléphone, jusqu’à sommeil s’ensuive je vais lire un livre chaque soir ». Nouvelle chanson oh c’est si bon, si bon d’être sur les réseaux et c’est trop tard pour un livre. Eh oui amnésie ou est passé ma stratégie ?

Des petites anecdotes comme cela, nous en possédons tous une panoplie

Sans stratégie, l’opération de janvier jusqu’à décembre sera laborieuse. Ce sera que des paroles, des paroles, des paroles que l’on sème au vent.

Il est donc temps de se demander : sommes-nous vraiment prêts à opérer les changements nécessaires ? Quel prix sommes-nous disposés à payer pour atteindre nos objectifs ?

 Ce prix peut se mesurer en termes de temps, d’argent, d’effort ou de patience. Le post-it sur le miroir nous aide à orienter nos pensées de manière permanente vers cet objectif à atteindre.

Janvier est comme Janus, il regarde devant mais aussi derrière. Nous nous demandons si nous avons accompli nos désirs, nos besoins pour l’année 2025. Dans cette optique, l’écriture et le brainstorming s’imposent comme des actions essentielles. Il est préférable d’opter pour un cahier ou quelques feuilles, car l’écriture manuelle aide le cerveau à mieux intégrer l’information.

 Cependant, si vous êtes plus à l’aise devant un ordinateur, vous pouvez créer un tableau, mais pensez à intégrer aussi une version manuscrite pour un engagement plus profond. L’outil numérique permet de voir votre évolution d’année en année.

Nous vivons à une époque de richesse et de possibilités. À nous d’organiser notre élaboration d’objectifs selon nos moyens et nos compétences. Voilà quelques exemples qui peuvent être plus détaillés, classés en catégorie et sous-catégorie. Soyez créatif !

Objectifs Professionnels :

  • Promotion
  • Évolution de carrière
  • Mise en avant de compétences et talents
  • Création d’entreprise ou association
  • Collaborations souhaitées

Objectifs Familiaux :

  • Relations avec la famille et les enfants
  • Activités avec la famille et les enfants
  • Gestion de la maison
  •  

Objectifs Financiers :

  • État de vos finances personnelles
  • Investissements à envisager

Objectifs Personnels :

  • Santé
  • Hobbies
  • Voyages

Liste de relance, affaires à suivre

  • N’oubliez pas de relancer les entreprises, les administrations ou partenaires nécessaires pour vos projets.

Pour que nos intentions se réalisent, il est crucial d’avoir une vision claire et d’accepter que la vie puisse également influencer notre trajectoire. Ainsi, il est important de mettre à jour régulièrement votre tableau tout au long de l’année. Tout ce que l’on pense peut devenir réalisable. Il importe donc d’éviter les pensées parasites, ainsi que les personnes qui pourraient nuire à vos intentions. Quand la vie vous veux,  dites tout simplement oui à la vie. Faites un pas après l’autre. « An nou ay ! » Oui allons -y gaiement en 2026 en optimisant notre souffle de vie, souffle sacré.

Une respiration

Pour finir un petit exercice de respiration à mettre sur votre Post-it.  Une à trois fois par semaine. Cette respiration nettoie votre circuit respiratoire et énergétique, aide à relaxer votre cerveau.

Asseyez-vous en tailleur ou tout simplement sur une chaise, poser vos deux pieds bien à terre. L’ancrage est le début de tout, la terre nous porte, et nous nous auto-grandissons ver le ciel, comme un arbre qui va vers la lumière.  Tel l’arbre du voyageur, déployez-vous, observez l’expansion de votre cage thoracique, relâchez bien vos épaules, éloignez-les de vos oreilles

Prenez vos deux index, bouchez d’abord votre narine droite, inspirez en comptant jusqu’à deux 1-2, puis expirez en comptant jusqu’à quatre. 1-2-3-4.   Faites cela douze fois par une narine, puis douze fois en bouchant votre narine gauche. Douze symbolisant les mois de l’année. Ensemble vingt-quatre symbolisant les vingt-quatre heures du rythme biologique.

Massez les ailes de vos narines. Observer l’air qui passe, filtré par le duvet de vos narines.

Accordez-vous un moment pour une introspection, observer vos pensées. Laissez défiler les pensées sans vous y accrocher, tel un nuage s’éloignant, laissant place à un ciel bleu et dégagé.

A chaque jour son plaisir.  Bonne année 2026 !

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