Les vœux du Président Bruno BLANDIN

En ce début d’année, je vous adresse d’abord des vœux de santé, de paix, de force et de courage. Pour vous, vos équipes et vos familles.( Bruno BLANDIN)
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L’année 2025 a été particulièrement éprouvante.
Les coûts de l’énergie et de fret ont pesé lourdement sur nos bilans, l’augmentation des contraintes règlementaires a entravé nos opérations quotidiennes.
Et pourtant, les entreprises ont tenu bon. Nous avons maintenu les emplois, continué à créer de la valeur et à investir malgré ces vents contraires. Cela mérite d’être dit et reconnu.
En Guadeloupe, l’emploi repose en majorité sur nos entreprises.
Sans elles, sans nous, il n’y a ni emplois durables, ni recettes publiques, ni cohésion sociale et encore moins d’avenir pour notre jeunesse.
L’entreprise est le principal vecteur de croissance de notre économie.
Nous ne pouvons accepter qu’elle soit trop souvent ignorée des décisions politiques et accablées par de nouvelles règlementations et taxes.
Ce contexte local s’inscrit dans un panorama national et international chargé de tensions.
Au niveau national, la France traverse une période d’instabilité politique sans précédent : des gouvernements éphémères, l’échec à adopter un budget stable pour 2026, et des échéances électorales – comme les municipales à venir – qui exacerbent les divisions.
Le MEDEF national, par la voix de son Président, Patrick Martin, a vigoureusement réagi à ce projet de budget, le qualifiant de « suicidaire », « démagogique et économiquement dangereux ».
Avec des hausses d’impôts sur les entreprises pouvant atteindre 53 milliards d’euros, il oppose ménages et entrepreneurs et risque de plonger le pays dans une situation délicate et pénalise les investisseurs.
Nous partageons cette alerte : ces mesures budgétaires, dictées par des choix orientés, menacent directement notre compétitivité et notre capacité à innover.
Sur la scène internationale, les tensions géopolitiques aggravent les incertitudes économiques mondiales. L’inflation contenue mais persistante, les risques sécuritaires et climatiques, pèsent sur nos chaînes d’approvisionnement et nos coûts.
N’oublions pas que nous sommes partie intégrante de la Caraïbe.
Nous ne pouvons en aucune manière ignorer ce qu’il s’y passe.
Oui notre territoire doit évoluer. Oui, le millefeuille institutionnel doit être simplifié et clarifié. Mais nous posons une ligne claire :
Aucune réforme institutionnelle, aucune évolution statutaire, aucune transformation économique, sans stabilité juridique, sans visibilité fiscale, sans confiance retrouvée.
L’économie ne se pilote pas dans le flou. L’investissement ne se décrète pas sous la contrainte. L’Europe et le statut de région ultrapériphérique sont des leviers qui protègent notre économie, compensent nos handicaps et soutiennent l’investissement et les infrastructures.
J’en appelle à l’autorité de gestion des Fonds européens pour que ces fonds soient intégralement réinjectés dans notre économie
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Le temps des entreprises n’est pas le temps de l’administration.
Ces dispositifs doivent être simples et rapides à mobiliser. Les entreprises qui en ont le plus besoin sont les plus petites d’entre nous ! Nous devons les soutenir ! Les Fonds européens doivent être utilisés intégralement et efficacement dès cette programmation 2021-2027 !
Chaque mois perdu, ce sont des projets abandonnés, des emplois menacés, des trésoreries fragilisées. On ne construit pas l’avenir de notre archipel sans stabilité. On ne crée pas d’emplois sans investisseurs confiants.
L’UDE continuera d’être force de proposition et de résistance à chaque fois que notre tissu économique sera menacé.
L’année 2026
Elle sera une année décisive pour notre archipel et pour nos entreprises, dont la force créatrice doit porter notre croissance. Ce sera une année de choix.
Soit, nous continuons à empiler les normes, taxes, contraintes et incertitudes. Soit, nous faisons enfin le choix de l’efficacité économique.
Dans un monde en profonde transformation, la France, et plus singulièrement notre archipel Guadeloupe, doivent choisir la lucidité, l’ambition et le courage. C’est l’avenir, et celui de notre jeunesse au premier chef, que nous voulons construire. Et nous y arriverons !
Nous le savons : le contexte national évolue, les échéances électorales s’annoncent, les repères se déplacent. Notre ambition est claire : accompagner et dynamiser les entreprises de Guadeloupe. L’UDE-MEDEF Guadeloupe sera — plus que jamais — à vos côtés.
Nous allons renforcer l’accompagnement des entreprises qui traversent des difficultés : fluidifier les échanges avec les administrations, poursuivre inlassablement nos travaux pour améliorer les délais de paiement des collectivités et sécuriser notre trésorerie.
Parce que la stabilité financière est la première condition de l’investissement, de l’innovation et de l’emploi.
Nous continuerons de défendre une préférence locale exigeante :
. Qui valorise nos savoir-faire, . Qui crée des emplois, . Qui élève la qualité sans renoncer à la compétitivité. La préférence locale ne doit plus être un slogan mais une règle appliquée par nos collectivités, l’État et nos entreprises.
Nous continuerons à fédérer le monde économique pour que nous soyons tous unis.
Tous unis
Je remercie le président de la CPME, Cher Victor, le Président des MPI, Cher Franck, ainsi que le Président de la CCI, cher Patrick, pour les travaux que nous avons initiés ensemble.
Nous devons renforcer notre coopération au service de nos adhérents et plus globalement, de l’économie de notre archipel. La Guadeloupe ne pourra pas se redresser seule, isolée et divisée.
La coopération caribéenne est une opportunité stratégique, pas un concept.
Notre organisation va intensifier ses travaux pour y contribuer aux côtés de la CCI, de la Région et de l’État. La Guadeloupe a vocation à rayonner, à exporter ses compétences et son savoir-faire et à ouvrir de nouveaux marchés.
Notre force, c’est vous.
Notre premier capital, c’est notre réseau : des entrepreneurs, des dirigeantes, des dirigeants qui partagent, qui s’entraident, qui bâtissent.
Par la mise en relation. Par la solidarité économique, Par la projection collective, nous relèverons les défis, nous tiendrons le cap, nous construirons l’avenir. 2026 sera donc l’année de l’action, de la coopération, de la confiance.
Chaque jour, nous transformerons les obstacles en solutions, les défis en opportunités.
Je le dis avec détermination : nos entreprises guadeloupéennes ont la capacité d’innover, de s’adapter, de réussir. L’UDE-MEDEF Guadeloupe sera à vos côtés, à chaque instant.
Le monde économique n’acceptera pas que l’on sacrifie les entreprises au nom de calculs politiques. es dirigeants qui partagent, qui s’entraident. Une évolution institutionnelle n’est pas une fin en soi mais un moyen d’atteindre le cap que nous nous serons fixés pour notre Guadeloupe dans les 20 prochaines années.
Toute évolution devra s’appuyer sur une étude d’impact approfondie. Intégrant les dimensions budgétaires, économiques, sociales et fiscales.
Les entreprises ont besoin de lisibilité et de stabilité. Nous attendrons, à ce titre, des engagements clairs et durables, inscrits dans une vision à long terme, seule capable de restaurer la confiance et de favoriser l’investissement.
Nous militons pour : Un choc de simplification et de rapidité ; Un choc fiscal ;
Une administration au service du développement économique de notre archipel. Nous souhaitons aussi le renforcement du pouvoir du préfet pour qu’il soit réellement le représentant territorial des services déconcentrés de l’État. Et pourquoi pas une Guadeloupe en zone franche globale ?
Il apparaîtra essentiel que les représentants du monde économique soient pleinement associés aux processus de décision, avec un rôle formalisé d’avis et de validation, afin que les choix structurants pour l’avenir de la Guadeloupe soient co-construits collectivement.
Mais avant cela, nous avons une urgence absolue : L’EAU !
C’est un service public ! Un droit fondamental pour notre population et nos entreprises ! Pas un instrument politique. La production, la distribution et l’assainissement doivent être confiés à des professionnels compétents et nous permettre de sortir définitivement de cette instabilité. J’en appelle aux responsables publics !
Écoutez celles qui créent de la valeur et qui sont compétentes en la matière !
Agissez dans l’intérêt réel de la Guadeloupe ! L’Union Des Entreprises de Guadeloupe est prête à prendre sa part !
Avant de conclure. Le RSMA
Permettez-moi d’exprimer notre reconnaissance au Colonel Laurent NOBEL et à l’ensemble des équipes du RSMA qui nous accueillent aujourd’hui.
Votre engagement, quotidien et exigeant, pour former notre jeunesse, est un atout indispensable : il redonne de l’espoir, il transmet un métier, et, surtout, il insère durablement dans le monde du travail.
À vous, cadres, instructeurs, volontaires, personnels de soutien : merci.
A vous, jeunes du RSMA, qui contribuez activement au succès de notre belle cérémonie des vœux : félicitations ! Vous êtes la preuve que la Guadeloupe réussit quand elle fait confiance à l’exigence et au travail.
Alors, ensemble, faisons de 2026 l’année où la Guadeloupe entreprend. Sans entreprises il n’y a pas d’archipel Guadeloupe qui avance. Sans confiance, il n’y a pas d’investissements.
Sans clarté, il n’y a pas d’avenir !
A toutes celles et ceux qui entreprennent : vous êtes INDISPENSABLES !
Recevez mes vœux les plus chaleureux de réussite et de prospérité.
Merci pour votre engagement, votre confiance et votre énergie.
2026 sera l’année où nous dirons ce qui doit être dit, où nous ferons ce qui doit être fait !
En un mot : La Guadeloupe d’abord !
Propos recueillis par DURIZOT JOCELYN














