Le débat

  Ce réarmement démographique ? 


       Peut-elle se  construire en culpabilisant « toutes » nos sœurs !

La baisse de la natalité inquiète.  Mais faut – il encore distinguer entre les continents, les environnements géopolitiques .  Les cultures,  les pays et leur mode de développement. Et s’interroger sur les ambitions individuelles des femmes. Mais aussi des hommes, quant à ce désir « partagé » d’enfant.

L’archipel France ?

Concernant  l’archipel France le déficit démographique  n’est pas le même sur tous les territoires de la République. Selon donc, qu’on soit en Guyane, Mayotte, dans l’île de la Réunion.  Ou en Guadeloupe  à la Martinique et dans l’Hexagone. Des territoires vieillissants .

 En ce qui se limite au seul  territoire européen de l’archipel, pour la première fois en en 2025, le nombre de décès (651 000) dépasse celui des naissances (645 000) selon l’Insee. L’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 1,56 enfant par femme, son niveau le plus faible depuis la fin de la première guerre mondiale, très donc en deçà du seuil de renouvellement des générations fixé à 2,1.  Or, il dépassait 2,5 dans les années 1960.  Certainement dû avec l’émigration massive de territoires  ultramarins( BUMIDOM) sacrifiés car vampirisés.

 Le cri d’Emmanuel MACRON.  Le réarmement démographique ?

Le développement, c’est aussi la démographie.

L’économie, si elle dépend des échanges et de ces  nouveaux prédateurs n’imposant que par les armes. Elle dépend aussi des populations, car  ce sont des producteurs, des consommateurs et des contribuables. Et quand on se refuse par une politique  souvent racialiste et de la peur systématique du déclassement, et du grand remplacement, fustigeant les migrants surtout   basanés, difficile d’enrayer ce déclin du vieillissement.

  Difficile, de réfuter  ce signal d’alarme, avec un vocabulaire martial, celui du réarmement démographique. Déjà tenu par  notre Président Emmanuel Macron en janvier 2020.   Mais faut-il donc culpabiliser que les femmes  dont  mes 8 sœurs auxquelles je suis si redevable, et  qui  se refusent à  n’être  que des pondeuses.  Et même pour le bien de la Nation, de notre Péyi ou de leur conjoint, voire de de leur amant.  Et même pour les Papy et Mami qui se désespèrent de n’avoir plus de petits choux à chérir.

 L’accomplissement naturel de toutes les femmes !?

Difficile pour votre serviteur de se remettre à cette injonction identitaire, que  devenir mère serait l’accomplissement naturel de « toute » femme. 

Et sans distinguer. Difficile de donner du crédit à un déterminisme de cette égalité uniformisante, que toutes les femmes, sans tenir compte de  leur culture, leur ambition, savoir et savoir-faire… seraient assignées à un même rôle, obligations et devoir envers la société. Et n’auraient donc dans leur devenir aucune liberté de choix ?  

Je m’y refuse !

 Je m’y refuse  avec d’autres, à cette injonction que temporelle argumentant que l’âge moyen du premier accouchement, aujourd’hui de 31 ans, qui est régulièrement invoqué pour ce non désir d’enfant. Rappelons, qu’il était en moyenne de 27 ans dans les années 1960. Et qu’il  existerait un âge idéal pour enfanter, bien avant 30 ans, après quoi l’horloge biologique deviendrait une menace, nourrissant l’angoisse des femmes trentenaires.

 Mais quid de cette barrière de l’âge, quand des sportives de haut niveau, des artistes de la renommée et de la performance,  accouchent et reprennent encore de plus belle une carrière. 

Quelle idée donc , de croire qu’un accouchement freinerait  les femmes dans leur carrière et salaires.  Pour une raison uniquement  de rentabilité des entreprises et d’images.  Quid de ce congé parental riquiqui, du conjoint pour l’épanouissement partagé du bébé conçus à deux. Je n’irai pas ici jusqu’à évoquer des possibilités d’autoconservation. Et quid des  avancées scientifiques  en matière de la fertilité des couples (homme ou /et,  femme). 

  Faut – il conclure ?

Un désir d’enfant peut se heurter à la difficulté à trouver un partenaire, une fertilité délicate, un emploi, ou autres freins . Depuis vingt-cinq ans, la fécondité a baissé de moins de 20% tandis que le désir d’enfant reculait de 30 %.

Quid de l’argument essentiellement de l’absence de contrainte ?

  Il est vrai que la vision de la famille idéale, tout comme le désir d’enfants sont en chute libre. Comme d’ailleurs  la fécondité. Le nombre d’enfants d’une famille Idéale est désormais sondé à 2,3 sur un 6 panel de femmes de 18 à 34 ans, contre : 2,7 en 1998 !

J’entends l’argument que l’instabilité du monde. Guerres, crises multiples, menaces diffuses rendraient irresponsable toute naissance.  J’entends l’argument que l’angoisse d’un avenir imprévisible suffit désormais à dissuader d’enfanter. 

Faut – il pour autant s’acharner, culpabiliser  une génération qui ne veut plus être dérangée pour  ne plus se renouveler. Et  sans les encadrer, les aider ( logement, petits salaires,  crèche, prime, congé).  Faut – il toujours  les accuser  de vouloir en irresponsable, en égoïste,  une existence sans entrave ?

 J’entends les arguments, celui des pays occidentaux , plus riches, craignant le  risque pour leur  nation, un péyi  comme le nôtre si vieillissant,  est de produire une société sans relève.

L’argument est entendable sans être pour autant être  entièrement partagé. Mais le monde est une diversité.

Le monde n’est pas que l’Occident. Les  pays pauvres affichent des taux de natalité supérieurs à ceux des nations riches. Ce n’est donc pas la pauvreté en elle-même qui raréfie les naissances, mais l’exigence d’un confort préalable à toute procréation.

 Il n’y a pas que « Vas- y Franky, vas- y  c’est bon ».  Il faut assumer. Beaucoup de « procréateurs » potentiels se pensent trop fragiles, pas assez prêts, incapables d’être un parent irréprochable. Présenté ainsi, la décision semble noble et respectable.  Car disent – ils  : mieux vaut s’abstenir que risquer de nuire. Alors que dans ces temps incertains, il appartient à  l’Etat , à nos entreprises, à créer, plus d’emplois domiciliés, pour enrayer ce déclin  de la dénatalité. Et à la société à être davantage solidaire envers nos jeunes. 

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