Sur les pas de Délgrès.

La Marche commémorative du 17 mai.

Dimanche 17 mai s’est déroulée la 18ème édition de la marche « sur les pas de Delgrès » organisée par la municipalité de Saint-Claude.

 Il s’agissait , pour les participants, de refaire le chemin parcouru par Louis Delgrès et ses partisans dans la nuit du 22 au 23 mai 1802 lors de sa sortie du fort de Basse-Terre pour se rendre sur l’habitation d’Anglemont située dans la partie Grand Parc au Matouba.

Ce trajet a été reconstitué grâce aux documents historiques de l’époque, notamment le mémoire du général Meynard, les récits des contemporains appuyés sur les cartes anciennes qui indiquent les chemins et les routes qui existaient à l’époque.

Dans la journée du 22 mai, la batterie de Bisdary avait été conquise et le fort dans lequel se trouvaient Louis Delgrès et ses compagnons, allait être complètement encerclé.

Seule la route du bord de mer, à Rivière Sance( Rivière SENS)  était encore libre.

Le fort fut donc abandonné dans la soirée et les insurgés furent contraints de prendre des chemins détournés pour contourner les positions de ceux qui les assiégeaient..

La troupe était nombreuse et se composait, outre les soldats, de leurs familles , femmes et enfants. Delgrès était accompagné de sa compagne, Marthe-Rose dite Toto. Elle timbra dans la nuit , se cassa une jambe et resta à l’arrière.

A 3 heures du matin, sur la centaine de personnes inscrites, 23 marcheurs partirent du fort de Basse – Terre  après un rappel historique. Ils allaient rejoindre le gros des participants qui les attendait à Gourbeyre en passant par les Monts Caraïbes et Champfleury. .

Cette prieure partie du parcours , est assez difficile, surtout dans le passage de « Vent Soufflé », le terrain étant escarpé et rendu glissant par les pluies abondandes qui étaient tombées le jour précédent.

La suite commence assez durement car la marche emprunte l’ancien passage qui menait au Palmiste. La route actuelle n’a été construite qu’autour des années 1840. Le reste du chemin était raisonnablement difficile et le passage du Galion s’est effectué assez aisément, le niveau de l’eau n’étant pas haut malgré la pluie.

Tout le monde se retrouva au Parnasse avant de rejoindre le bourg de Saint-Claude qui n’existait pas à l’époque.

On procéda à la reconstitution d’un puzzle dont les éléments avaient été transportés par les différents groupes de marcheurs. Les organisateurs félicitèrent les participants et remirent des diplômes commémorant la journée.

Avec le groupe Voukoum la dernière partie qui va de la mairie à l’habitation d’Anglemont se fit au son des tambours. .

Sur les lieux même du sacrifice final, un historien rappela les faits et la succession d’évènements qui aboutirent à la journée du 28 mai 1802. .

De nombreuses questions furent posées et notamment les questions récurrentes de la destination des corps des suppliciés dont on ne connaît pas leur lieu d’inhumation et la perspective de la sanctuarisation de l’emplacement sur lequel on se trouvait.

Après une minute de silence ponctuée par un roulement de tambour, les participants se retrouvèrent autour d’un repas et la discussion put se poursuivre sur le thème de 1802, entre autres.

On se promit de se retrouver l’année prochaine afin de perpétuer le souvenir de ce moment historique qui marque un tournant dans l’histoire de la Guadeloupe.

Propos recueillis par DURIZOT JOCELYN

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