Surtout chez nous !

Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne » ( Victor Hugo) L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. (Nelson Mandela)- L’Ecole est la terre des hommes sans terre.(Aimé Césaire)
De nos responsabilités collectives !
A pa pawol an lè. Pour le sérieux, cette baisse du niveau scolaire dans l’HEXAGONE et davantage dans les territoires de la République « d’en bas d’en bas », comme chez nous, est indiscutable.
Et ce d’autant que le constat a été mèné et documenté par des enquêtes nationales (DEPP) et internationales (PISA). Et les causes ont été identifiées.
- Surexposition aux écrans : La réduction du temps de sommeil, de lecture et la baisse de la concentration sont fréquemment liées à l’usage excessif des appareils numériques.
- Facteurs institutionnels et pédagogiques : Les difficultés de recrutement et de formation des enseignants, l’évolution des méthodes d’apprentissage (comme la lecture) et la gestion de l’inclusion scolaire sans moyens adaptés pèsent sur le système.
- Évolution de la société : Le manque de repères, la baisse du goût pour l’effort et la modification du rapport à l’autorité à l’école comme à la maison, sont aussi pointés par les professionnels.
Un recul évident au niveau international !
En comparant le niveau des élèves français à celui de leurs homologues d’autres pays, il y a de quoi d’appeler les pompiers. En se gardant des pyromanes qu’on nous envoie. En comparaison internationale, les élèves français ont un niveau moyen, voire faible, notamment en mathématiques et en sciences.
Mais c’est au primaire que la situation est la plus préoccupante , surtout chez nous .(Beaucoup de foyers sont matrifocaux. Et l’enseignement des savoirs est lié à l’éducation et protection des enfants) . Le niveau des élèves en mathématiques s’est fortement en effet dégradé au cours des trente dernières années, tant au primaire qu’au collège, les évolutions des compétences en sciences et en compréhension de l’écrit étant moins alarmantes.
Point important, la faiblesse relative des élèves français est générale : elle touche les élèves de milieu modeste comme favorisé, les élèves les plus en difficulté comme les meilleurs, les garçons comme les filles.
Conséquences sur l’économie ?
L’éducation serait un levier indéniable pour la croissance et l’innovation. La Direction générale du trésor (DGT) a publié, une récente étude sur les enjeux économiques de la performance du système éducatif en France, une amélioration des performances éducatives étant une « source de croissance de long terme pour l’économie française ».
Selon les termes de l’étude : « Inverser la tendance en matière de performance éducative serait une source de croissance de long terme pour l’économie .
La réduction des inégalités sociales et de genre dans l’éducation reste cependant un levier important pour la croissance et l’innovation. La maîtrise des compétences scientifiques et socio-comportementales assure un rendement économique élevé. Comme en Chine ou aux USA !
D’après donc cette étude(DGT), augmenter la proportion de femmes (inférieure à 30%) dans les formations de l’enseignement supérieur en sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) serait bénéfique pour l’économie.
Les entreprises les plus éloignées de la moyenne en termes de mixité femmes/hommes sont moins productives. La mixité sociale permet par ailleurs d’améliorer les compétences socio-comportementales des élèves, l’accroître permettrait donc, de mieux préparer ces derniers aux exigences de la vie professionnelle.
Comment améliorer la performance scolaire ?
Il n’y a pas de sosyé et de malédictions programmées. Mais des choix dans l’effort et l’estime de soi, à assumer. L’étude souligne l’importance d’évaluer les politiques éducatives pour savoir si elles sont efficaces(Mais quid chez Nous ?) Pour améliorer la performance scolaire, elle propose notamment :
-D‘augmenter le taux d’encadrement, c’est-à-dire réduire le nombre d’élèves par enseignant (l’évaluation du dédoublement des classes à l’école primaire. La Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance a montré par ailleurs l’efficacité de cette mesure) . Mais n’ a t- il pas plus sourd que celui qui se refuse à entendre ?
Et dans cette bérézina que dire chez Nous. Quand nos établissements sont privés d’eau, le transport scolaire est à améliorer et une délinquance s’installe aux abords de nos Etablissements du savoir. Et que les grèves et blocages, se multiplient en période d’examen.
-De renforcer l’attractivité du métier d’enseignant en revalorisant la rémunération et en améliorant la formation initiale et la formation continue ;
-De mieux mobiliser les outils numériques pour améliorer l’apprentissage des élèves.
Pour rappel, ces revendications ont toujours fait l’objet de nos syndicats. D’associations de parents d’élèves. Et comme dab, comme pour l’eau et la sécurité des établissements trop vétustes( sismicité, manque d’ascenseurs. Quid du HANDICAP . Hygiène.). Sous équipés. Et l’Etat surtout chez nous, fait des pirouettes. Comme pour ne rien changer d’une pensée dans un agir colonial.
DURIZOT JOCELYN ( Professeur classe exceptionnel à la retraite. Membre fondateur du Syndicat Général de l’Education en Guadeloupe- SGEG– Président de la Commission pédagogique du SGEG de la maternelle à l’Université)
















